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| Les races aux shows d'élevage |
Finies les présentations de chevaux en main qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. À Cheval Passion, les présentations de chevaux appartenant aux différentes races relèvent de véritables chorégraphies. C’est un spectacle dans le spectacle unique en Europe.
Les chevaux sont présentés de manière originale par les associations dynamiques des différentes races ou par les particuliers suivant une programmation rigoureuse. Plus de 1000 chevaux seront présents sur le Parc pour cette 24ème édition et les dignes représentants de chaque race effectuent, ainsi, des présentations uniques, chaque année renouvelées, rythmées et colorées.
On pourra ainsi découvrir les nombreuses facettes de ces chevaux de légende.
L’apaloosa
Longtemps avant la découverte de l’Amérique, l’homme appréciait l’apaloosa. Il était élevé par les indiens dans la vallée de la palouse. Il a vraisemblablement du sang des chevaux espagnols amenés par les conquistadors. A cause de sa coloration unique, presque mystique, l’indien d’Amérique préféra l’appaloosa comme cheval de guerre. Sa livrée tachetée symbolisait sa puissance et son caractère, sa vitesse et son endurance constituaient des traits de prédilection pour l’indien, mais aussi pour beaucoup de cavaliers. La robe de l’apaloosa peut varier du genre “léopard” aux teintes rouannes. Elle peut encore présenter une traînée de points blancs ou sombres.
Le Pur Sang Arabe
L’arabe est une des plus anciennes races qui soit ; son aire d’origine, controversée, est néanmoins orientale. Produit de la rude civilisation du désert, le cheval arabe fut déjà remarqué par Salomon et par les pharaons. Mahomet en fit un des éléments de sa conquête. Utilisé par toutes les tribus nomades du Proche et du Moyen- Orient, il a été introduit en France dès le VIIIe siècle (bataille de Poitiers) et pendant les croisades. Comme cheval de guerre, il a participé à l’amélioration de nombreuses races et Napoléon, qui en fut un ardent promoteur, imposa son élevage en race pure, élevage qui s’est alors progressivement développé en France. L’arabe est aussi à l’origine de la race pur-sang en Angleterre, et, au XIXe siècle, croisé de nouveau avec ce dernier, il a permis la création de la race anglo-arabe en France.
Le Barbe
Déjà appelé cheval de Barbarie par les auteurs romains il y a plus de 2000 ans, le barbe a toujours été élevé par les tribus nomades (de la Libye au Maroc en passant par la Tunisie et l‘Algérie) et depuis longtemps en France. Physiquement très endurant et supportant sans peine toutes les privations, il quitta très tôt les pays du berceau de race pour rayonner en Italie, Espagne et France sous la selle de guerriers mal connus donc désignés sous le nom de barbares qui fut aussi attribué aux chevaux barbes.
Mariée aux chevaux arabes à l’arrivée des tribus arabes venues de l‘Est apportant l’islam au mahgreb, la race barbe a un frère, l’arabe- barbe, cheval plus sportif qui partage son nom et ses registres généalogiques, possédant comme elle un mental exceptionnel, calme et explosif à la fois. Son énergie devenue légendaire est toujours très simple à canaliser.
Le Camargue
Le camargue fait partie des plus anciennes races du monde, d’origine tellement lointaine que celle-ci demeure encore entourée de mystères : d’origine arabe, barbe, asiatique ou celte, descendant du cheval de Prewjalsky, le camargue présenterait plutôt de nettes similitudes avec le cheval de Solutré. Le camargue aurait suivi le retrait de cette mer qui envahissait le mâconnais et le transformait en vaste pays marécageux, milieu identique à celui de l’actuel delta du Rhône. Déjà connu des maritimes Phéniciens, son élevage fut encouragé par Jules César. Puis il s’est développé autour d’Arles, et on le retrouve comme monture des camisards protestants des Cévennes. Plus tard, Napoléon le recrute pour équiper sa grande armée, et il figure vers 1865 comme bon porteur lors de la percée du canal de Suez.
Le Cheval Crème
L’association américaine“American White et American Creme Horse Registry” fût fondé en 1937 et inscrit les chevaux crèmes dans le stud book American Creme Horse Registry. Ces chevaux sont à prédominance de sang quarter horse, lusitanien/ibérique et arabe. En 2002 en accord avec l’American Creme Horse Association, dans un but à la fois de sélection et d’homogénéisation des modèles, et dans l’optique de permettre aux crèmes de devenir une race à part entière ; il a été décidé d’arrêter les inscriptions à titre initial et de ne conserver que les enregistrements au titre de l’ascendance.
L’espagnol
Le Cheval de pure race espagnole est omniprésent en Provence, l’harmonie des formes dans leur rondeur caractérise ce cheval. Son encolure est puissante, son tronc bien développé, sa poitrine légèrement arrondie, son poitrail ample, sa croupe inclinée et arrondie, sa queue attachée basse. Il est à la fois noble, fougueux, courageux, gai et aussi fin, plein de bonne volonté, gentil, sensible, docile et sociable.
Le Lipizzan
Le Lipizzan a été créé il y a plus de quatre siècles par la cour impériale d‘Autriche. Son nom vient de “Lipizza”, petit village situé actuellement en Slovénie où fut créé, en 1580, le premier haras qui devait fournir les chevaux à la prestigieuse Ecole Espagnole de Vienne. Le Lipizzan est issu du croisement de chevaux espagnols, italiens et arabes. Six lignées d‘étalons et 18 familles de juments, sélectionnées au 18ème siècle, constituent la base de l‘élevage Lipizzan.
Le Lusitanien
Le pur sang lusitanien est considéré comme le plus ancien cheval de selle du monde. Le cheval ibère fut considéré pendant des siècles comme la race de prédilection pour la guerre, la parade, la haute école et la tauromachie. Il a fortement marqué l’équitation, l’art et la littérature mondiale ainsi que le fond génétique de très nombreuses races équines - le frison, le connemara, le holstein, le oldenbourg, le lippizan, le kladruber, le cleveland bay et les lignées femelles de pur sang anglais. Cheval au sang chaud comme le pur sang et l’arabe, le lusitanien est le produit d‘une longue sélection. Ce cheval réunit de multiples qualités. Par sa noblesse, sa docilité, son agilité et son grand courage, il est la monture idéale de sport et de loisir.
Le Mérens
Originaire de la haute vallée de l’Ariège, dans les Pyrénées, le cheval de mérens présente une étonnante convergence morphologique avec les chevaux magdaléniens (13 000 ans) représentés dans la grotte de Niaux. Peut-être ces derniers sont-ils les prestigieux ancêtres du cheval actuel ?
Ce berceau de race a su conserver, grâce à des éleveurs très attachés à ce type de cheval rustique, polyvalent et domestiqué de longue date, une population suffisante, élevée en race pure, et utilisant la transhumance en estives à la belle saison. L’utilsation de ce petit cheval de trait en agriculture a perduré jusqu’aux années 1960.
Le Quarter horse
Cheval de la conquête de l’Ouest américain, le quarter horse est un cheval robuste, sportif, souple et élégant. Né aux Etats-Unis il y a plus de 300 ans, il a évolué au rythme de l’Amérique, s’adaptant, au gré des besoins, dans des conditions de vie précaires. Le quarter horse est le cheval le plus répandu aux Etats-Unis, le plus exporté dans le monde. Résultat de croisement de juments espagnoles et d’étalons britanniques, le quarter s’est développé dans les états de Virginie et de Caroline. Très rapide sur de courtes distances (d’où son nom de quarter, courses d’un quart de mille pour lesquelles il était très réputé), il est également un excellent cheval d’attelage.
Le shagya
C‘est en Hongrie, au Haras de Babolna, créé en 1789, que débuta, sur la décision de la couronne d‘Autriche Hongrie, un programme de sélection visant à obtenir un cheval arabe de forte constitution, destiné à la remonte des armées de l‘Empire. Un noyau de départ fut constitué de juments autochtones à forte proportion de sang arabe issu des invasions turques des XVIe et XVIIIe siècles. Des missions d‘importation se succédèrent au Moyen-Orient, chaque étalon importé donnant son nom à une lignée. Citons parmi les plus représentatifs : Dahoman, Gazal, Koheilan, Nedjari, Siglavy, O‘Bajan, El Sbaa, Mersuch et bien sûr le célèbre Shagya qui, bien plus tard (à la création de l‘association internationale de l‘arabe shagya en 1979), donnera son nom à la race.
Le Trakehner
La race trakehner est connue comme étant la plus ancienne race de chevaux de selle d’Allemagne. Le Haras national de Trakehnen, établissement leader dans la province de la Prusse Orientale, ancien berceau de la race, a été fondé en 1732. Le cheval est issu du croisement continu avec les performers arabes et pur sang sur la base d’une race autochtone reconnue pour sa soli- dité. Jusqu’à la première guerre, le trakehner était le cheval principal de l’armée avec plus de 10 000 achats par an. À la suite de la suppression de la cavalerie, il a trouvé un nouveau destin dans le sport, couronné par un formidable succès aux jeux olympiques de 1936. Après 1945, la race s’est répandue dans toute l’Europe et même en Amérique.
Les chevaux lourds reconnus par les haras nationaux
L’Ardennais
Sans doute descendant du cheval de Solutré, l’Ardennais est l’une des plus anciennes races de chevaux de trait en France. De l’époque romaine au XIXe siècle, cette population a répondu aux besoins de la guerre ou de l’agriculture. Rusticité, sobriété, docilité, force et endurance représentent toujours ses principales qualités.
L’Auxois
Fortement apparenté au type Ardennais, l’Auxois résulte du croisement d’une jumenterie locale de chevaux « bourguignons » et d’étalons Ardennais, et surtout de Trait du nord, avec également quelques infusions de Percheron et de Boulonnais au XIXe siècle. Le gros Ardennais et le Trait du Nord sont depuis le début du siècle les seuls utilisés.
Le Boulonnais
Ce type de cheval est mentionné dans les chroniques dès le XVIIe siècle, époque de la création de la foire aux poulains de Desvres. D’aucuns font remonter la naissance de cette race à la cavalerie de César, remontée en chevaux orientaux de Numidie et rassemblée en 54 av.JC près de Boulogne pour embarquer vers l’Angleterre. Ce sang oriental a été retrempé par la suite à plusieurs reprises, lors des croisades, de l’occupation espagnole ou du premier empire. On distinguait 2 types de Boulonnais - tout d’abord le modèle des « mareyeuses », léger, endurant, très apprécié au XVIIe et XVIIIe siècles pour le transport rapide du poisson, la « marée », de Boulogne-sur-Mer à Paris. Ensuite, celui d’un cheval grand et puissant, façonné au XIXe siècle pour le travail des terres à betteraves et leur charroi.
Le Breton
Le cheval Breton actuel est le résultat d’une longue évolution et d’un long travail de sélection entrepris par les éleveurs à partir des variétés anciennes de chevaux indigènes. De nombreux croisements furent réalisés aux XVIIIe et XIXe siècles en vue d’améliorer ces variétés ; le plus célèbre et le plus réussi résultant de l’accouplement d’étalons « Norfolk » importés de Grande-Bretagne et de juments du Léon. De ce croisement naquit le « Postier breton » dont la réputation s’étendit dans le monde entier.
Le Cob normand
L’origine du Cob normand se confond avec celle du Carrossier jusqu’au milieu du XXe siècle. C’est au début du XIXe siècle à la suite de l’importation de Grande-Bretagne du « Norfolk » que va se créer une jumenterie carrossière avec des produits ayant du sang et une bonne charpente. À partir de cette jumenterie vont se différencier les Anglo-normands d’où se distingueront le Trotteur - le Carrossier énergique et rapide qui deviendra le Cob normand et le prestigieux Selle français.
Le Comtois
Cheval de trait par excellence dont les origines remontent à la grande « Race germanique » importée par les Burgondes au Ve siècle. Les étalons orientaux des Espagnols occupant la Franche-Comté lui apportent la distinction qui caractérise toujours la race comtoise. Alors principale richesse de la région, le cheval Comtois sera utilisé au carrosse, pour la cavalerie (dragons), pour l’artillerie, et au trait divers. Il sera prisé par la Suisse et l’Italie et largement réquisitionné lors des guerres de la révolution, du consulat, de l’empire et de 1870. Ses effectifs diminuent alors dangereusement, il est ensuite menacé de disparition, victime de croisements variés. En 1905, l’élevage se régularise et fait appel à l’utilisation de petits étalons Ardennais bai, sans balzane ni en-tête. C’est en 1919 que quelques éleveurs de la montagne constituent le « Syndicat d’élevage du cheval comtois ».
Le Percheron
Les origines du Percheron semblent lointaines et en tout cas, fortement imprégnées de sang oriental, dont l’influence se fait sentir dès le VIIIe siècle. Des étalons Arabes furent introduits à plusieurs reprises, ce qui fit dire que le Percheron est un « Arabe grossi par le climat et la rusticité des services auxquels il a été employé depuis des siècles ». Plusieurs modèles de« Percheron » se côtoient aujourd’hui, ce qui en fait une des richesses de la race.
Le Poitevin
Le cheval mulassier Poitevin est « fils du vent marin, de la terre et des eaux ». Cette race est l’aboutissement de plusieurs siècles d’une rude sélection à partir de la population de chevaux élevés à l’état libre dans les marais de l’Ouest-atlantique et de chevaux Brabançons qui accompagnaient les ingénieurs hollandais venus mettre en valeur le marais poitevin en 1599 à la demande du roi Henri IV. Les juments autochtones croisées avec ces chevaux venus du nord avaient ainsi fait souche et donné naissance à la race mulassière dite « poitevine ». Le cheval Poitevin porte dans ses fibres l’influence du terroir de son berceau d’origine où la terre est une argile marine lourde, riche en sels minéraux, dure en été et gorgée d’eau l’hiver.
Le Trait du Nord
Le Trait du Nord appartient à la famille des Ardennais qui ont pris avec le Trait boulonnais, et surtout le Trait belge, une place importante dans la fixation de la race. Si son origine est aussi ancienne que celle des Ardennais, le Trait du Nord n’a pris sa véritable originalité qu’au début du XXe siècle. Le Trait belge a apporté taille, poids et un supplément de force, le Boulonnais a fourni élégance et influx nerveux. Ce n’est que vers 1910 que l’Ardennais du nord prend son autonomie sous la dénomination de Trait du nord.
Source HARAS NATIONAUX
www.haras-nationaux.fr